Il n’existe pas une seule et unique méthode d’imitation
des marbres, bois, bronzes, métaux, oxydations, terres
cuites, pierres, cuirs, galuchats, écailles..., chacun
y va de ses propres recettes
et de sa propre «patte».

Les réalisations se déclinent sans rupture, d’un rendu
où la touche du peintre se fait très présente, à un autre
où celle-ci tend à s’estomper au profit d’une copie
de la matière existante qui lui sert de modèle.
Dans le premier cas l’exécution doit se faire sentir
comme un décor, dans le second, il s’agit de la fondre
pour donner l’illusion de la présence d’une matière naturelle,
minérale ou végétale.

Si les peintures à l’eau et les peintures à l’huile sont à la base
des procédés, une multitude de produits nouveaux s’y associent.
On peut aller jusqu’à peindre des décors visibles dans l’obscurité,
en révélant à la lumière noire des couleurs fluorescentes.
La curiosité du peintre décorateur se doit d’être guidée
uniquement par le rendu et la finalité de son travail.
Lorsque l’imitation de la matière et des textures
doit déborder la surface plane de son support,
le peintre fait alors appel à des techniques élaborées
pour convaincre le spectateur que ce qu’il voit
fait partie de l’espace dans lequel il évolue.
La peinture prend alors le nom de panoramique
ou de trompe-l’œil qui naissent à partir de croquis,
photos de l’architecture existante et environnante,
et de maquettes précises.
La maîtrise de la perspective, des ombres
et des lumières, poussée à son extrême, certaines
«supercheries» peuvent aller jusqu’à l’hyperréalisme
mais restent en général des formats réduits
dus au temps imparti à leur réalisation.